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Publié le 20 05 2013 | par Quentin Müller

Ces « métèques » qui réussissent en Russie

A l’Est, plus que partout ailleurs en Europe, le racisme n’est pas un fait isolé. Même si cela évolue et tend à progressivement se dissiper, beaucoup de Russes refusent encore de croire en l’universalité du genre humain. Cris de singe, manifestations de mauvais gouts, refus de certaines branches de supporters quand à la venue de joueurs blacks, le championnat Russe n’a rien d’accueillant pour un joueur de couleur. Fruit certain d’absence historique d’immigration Africaine, l’ancienne URSS comporte néanmoins son lot de stars métissées. Focus.

 

Samuel Eto’o la dynamite (Anzhi)
Si il y en avait bien un qui pouvait mettre tous les Russes d’accord c’est bien Samuel Eto’o. Aout 2011, le Camerounais débarque au Caucase, les poches pleines de trophées mais visiblement vide de fric. Fatigué de la pression médiatique et des salaires de pacotilles, le type pose ses conditions. Un salaire net d’impôt de 17.4 M avec des primes folles à chaque but et passes dé. Fondé en 1991, le médiocre club Caucasien passe 5 e dès la première saison d’Eto’o et est aujourd’hui pronostiqué favori pour le titre dès cette année. Puis, paraît-il que quand Eto’o joue, la mafia locale arrête de se foutre sur la gueule…
Vagner Love la diva (CSKA Moscou)
Pisté chaque années par Marseille et rumeur préférée de FootMercato, Vagner Love ne va ou personne ne l’attend. Après un retour foiré au Brésil ou le Flamengo avait essayé de l’arnaquer, l’attaquant à l’imposante masse salariale a depuis retrouvé le froid Russe, terre qu’il affectionne depuis 2004. Technique, puissant et redoutable finisseur, la pieuvre aux cheveux violets n’en finit par de faire bander le public Moscovite qui ne cesse d’être en Love sur Vagner.
Seydou Doumbia le cow-boy (CSKA Moscou)
Enfant ultra défavorisé des quartiers pauvres de Cote d’Ivoire, Doumbia est aujourd’hui homme riche. Après avoir réussi en Suisse, au Young Boys Berne, « La Gachette » comme on le surnomme, ne tardera pas à exploser les compteurs du CSKA qui avait quand même investi pas moins de 15 M sur le puissant attaquant Ivoirien. Longtemps meilleur buteur de la précédente édition de la Ligue des champions et du précédent championnat (28 caramels), une vilaine blessure aux Lombaires vint freiner l’impressionnante ascension du très sous-coté Ivoirien qui loupa par la même occasion la dernière CAN de Didier Drogba.
Lassana Diarra, choix gagnant (Anzhi)
Souvent intéressant avec le Real, Lassana Diarra n’aura finalement jamais su trouver le moyen de s’imposer à Madrid ou Mourinho finira par lui préférer l’Allemand Khedira. Du coup, l’international Français choisit le Caucase pour se relancer. Drôle de choix à l’odeur pécuniaire mais en fait pas si lucratif que cela. A seulement 2 points du CSKA, premier, l’Anzhi 2e compte 3 points d’avance sur le Zenith 3e. Lass pourrait du coup être champion de Russie dès sa première année. Une consécration, surtout quand on sait que le dernier champion Caucasien date de… 1995. Puis le dépensier Kemirov (146 e plus grosse fortune du monde avec 5,5 milliards de patrimoine) risquerait fortement de faire péter les primes. Titulaire indiscutable en Russie, Lass peut même viser un retour en EDF.
Yann M’Vila le canard noir (Rubin Kazan)
Véritable machine à remporter des championnats, le Rubin Kazan semble s’être quelque peu calmé. Après avoir été sacré successivement de 2008 à 2009, le nouveau club de Yann M’Vila dut souvent subir devant la suprématie du Zenith. Aujourd’hui, et ce malgré le départ de Martins pour Levante, Kazan tente par à-coup de réaliser quelques jolis coups. Vilain petit canard de la cour Européenne après avoir été convoité par tout le gratin Européen, le club Russe, un poil moins riche que ses voisins, n’hésita pas à mettre plus de 11 M pour s’attacher les services du très contesté Rennais longtemps promis au Barca.
Hulk et Witsel, Laurel et Hardy (Zenith)
Après avoir longtemps observé ses voisins investir sans compter, le riche proprio lié à la puissante entreprise énergétique Gazprom, Alexei Miller, a décidé de lui aussi passer à l’action en dépensant pas moins de 108 M (58 M pour Hulk + 40 M pour Witsel ndlr) pour l’obtention de Hulk et de Witsel, tous les deux débarqués du Portugal. A leur arrivée, pas ou peu d’acclamation, ni de foules en délire mais un malaise latent. Après quelques mauvais matchs et entraînements, le conflit éclate. Des manifestations visant les salaires indécents proposés aux deux joueurs sont organisées dans les rues de St-Pétersbourg. Certains joueurs font même grève histoire d’exprimer leur sentiment d’injustice. Pire, le groupe de supporter ultra du Zenith demande le transfert des deux virtuoses au nom d’une tradition qui voudrait qu’aucun noir ne portent les couleurs du club. Sur le terrain, même si Witsel et Hulk restent de grosses pointures, leurs prestations ne sont pas folichonnes. Seule une somptueuse frappe d’Hulk en Europa League, contre Liverpool fit lever du peuple. Ouais fin dans un tel contexte, s’intégrer paraît bien compliqué. A tel point que le Brésilien était à deux doigts de se barrer cet hiver si la FIFA ne l’en avait empêché.
Kevin Kurany le « métèque » (Dynamo Moscou)
Dans « Le bon, la bete et le truand », Kurany jouerait surement le truand. Avec sa moustache de mafieux Russe et ses cheveux sombres laqués en arrière, l’ancien buteur de Schalke affiche cependant une peau mate. Pas de rayon UV mais des origines Turques souvent méprisées en Russie. Mais qu’importe, Kurany enchaîne les bonnes perfs aux cotés de son pote Aleksandr Kokorine, le killer du club. Le redoutable duo complémentaire se complet en Russie, à tel point que l’intéressé a prolongé sa pige Soviétique et par la meme occasion augmenté ses gains (5.4 M par an).
Willian le Brésilien de l’Est (Anzhi)
Transféré du Ch.Donetsk pour pas moins de 35 M de briques, le très polyvalent attaquant Brésilien est aujourd’hui la dernière attraction du président Kemirov qui compte bien en faire son joujou préféré. Alors que ce dernier rêvait ouvertement de Premier League, le touffu Brésilien dut revoir ses ambitions à la baisse non sans un certain plaisir quand le club Caucasien lui proposa de multiplier par dix son salaire. A tout juste 24 ans, Willian reste sur 6 saisons négociées au plus haut niveau et compte ne point s’arrêter avec un club qui paye bien et commence juste à bien jouer. Gus Hiddink en personne en fait déjà un de ses éléments préférés, c’est dire…
Q.M.

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A propos de l'auteur


Rédacteur en chef d'Onlyfootball.fr. Numéro 8 bourrin, amateur de belles sacoches et accessoirement de petites brunettes bretonnes aux yeux marrons.



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