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Publié le 10 03 2014 | par Kevin Blondin

Sir Alex n’est plus là, Liverpool peut y croire ! [Episode 2]

[Suite et fin de l'épisode 1]

 

Liverpool renaît, United plonge

Et comme un symbole, quelques mois seulement après le départ de son homme providentiel, United coule. A un mandat d’un quart de siècle (vingt-six années exactement) ne pouvait succéder qu’une période de transition, difficile, sans repère. La question est de savoir combien de temps cela durera et jusqu’où Manchester plongera ? Un an, deux ans, trois ans ? Quatrième, cinquième, sixième ?
Après 28 journées sous l’ère Moyes, les Red Devils pointent à une inconcevable septième place. Rooney et consort sont à dix-huit points du leader Chelsea, à douze de la Ligue des Champions (City, actuel 4ème, comptant en plus deux matchs de retard). Personne ne semble comprendre. Surtout pas Moyes qui pensait trouver un groupe solide et compétitif pour assurer à minima un Top4. Il hérite finalement d’un effectif vieillissant, avec des cadres (Ferdinand, Vidic, Evra) au bout du rouleau et des stars (Rooney, Van Persie) qui peinent à trouver un second souffle après le titre de l’an dernier. Et, ni la recrue Mata, ni le jeune prodige Januzaj ne pourront, à eux seuls, changer ce constat inquiétant.
Cette saison catastrophe du côté d’Old Trafford met en exergue avant tout une chose : le fait que Ferguson est un incroyable « motivateur » qui sait tirer le meilleur de chaque homme pour donner une cohérence globale à une équipe. Le hair-dryer étant l’alternative en cas de contre-performances. Surtout, Ferguson a vu défilé des sacrés caractère dans ses rangs. Il a dû venir à bout des ego surdimensionnés de divas du ballon rond telles que Cantona, Keane, Beckham, ou encore Cristiano Ronaldo. Lors de ses dix ans du côté d’Everton, Moyes n’a pas eu à gérer de véritables stars. Sans faire insulte à Sylvain Distin.

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Les stars mancuniennes impuissantes

A la mauvaise saison de MUFC s’est ajouté une autre conséquence, sans lien aucun avec le départ de Ferguson cette fois : le regain de forme de Liverpool. Pas de lien, mais une immense valeur symbolique.Depuis plusieurs années (voire décennies), ce n’est pas la joie du côté d’Anfield. Et l’armoire à trophée a tendance à prendre la poussière… Sur le plan européen, les Reds se sont pourtant adjugé la Ligue des Champions 2005, la cinquième de l’histoire du club, au terme d’une finale insensée, peut-être la plus folle de l’histoire. Pas besoin de vous refaire le scénario.

Sur le plan national, ce ne sont pas trois FA Cup (1992, 2001, 2006) ni quatre League Cup (1995, 2001, 2003, 2012) qui viennent relever un bilan bien terne depuis le dernier titre en 1990, il y a vingt-quatre ans, déjà.
La surréaliste année 2001(Cup, League Cup, Coupe de l’UEFA, Supercoupe d’Europe, Community Shield et Owen Ballon d’Or) fut une exception dans une période faites de bien plus de bas que de hauts.

Mais, Ô coïncidence, cette année, Liverpool renaît. Justement l’année ou Ferguson, le cauchemar des Reds depuis un quart de siècle, n’est plus là. Hasard ? Coïncidence ? Probablement. Clin d’oeil de l’histoire en tout cas. Un de ceux dont le football se nourrit et se délecte. Avouez que Liverpool champion, l’année même où Ferguson se retire et où Manchester se plante, ça aurait de la gueule. Côté Mersey en tout cas.

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Moyes abattu, Rodgers serein: bienvenue en 2014

 

La Mersey rêve en rouge

Cependant, il reste pas mal de chemin à parcourir aux coéquipiers de l’inusable Gerrard et du terrible Suarez. Ce chemin, ce sont dix matchs de championnat, lors desquels les Liverpuldians n’auront guère le droit à l’erreur pour rattraper les quatre points de retard qu’ils accusent actuellement sur le leader Chelsea.
Libres de tout autre impératif calendaire, les hommes de Brendan Rodgers, entraîneur à l’origine du renouveau, n’auront que ces matchs de championnat à jouer. Rien d’autre. Contrairement à Chelsea, City et Arsenal encore engagés en Ligue des Champions et/ou en FACup.
Actuelle meilleure attaque de Premier League avec 73 buts inscrit en 28 rencontres (2,60 buts/match), les Reds devront avant tout s’appuyer sur leur tandem d’enfer Suarez-Sturridge. Ces deux là squattent les deux premières places du classement des buteurs de Premier League avec respectivement 24 et 18 réalisations. L’Uruguayen est également meilleur passeur du championnat avec 11 assists.
Cependant, Liverpool n’arrivera à rien sans une grosse assise défensive, un secteur encore bancal pour eux. Le retour de blessure de Daniel Agger a heureusement pour eux sécurisé quelque peu l’arrière-garde des scousers et redonné confiance à un Skrtel chroniquement fébrile et déjà auteur de trois CSC cette saison.
Liverpool aura l’avantage de recevoir Chelsea lors de la 36ème journée, peu de temps après avoir également accueilli Manchester City à Anfield (34ème journée). Et lorsque l’on sait que le club de la Mersey vient d’enchaîner dix victoires et un nul dans son antre d’Anfield Road on comprend l’avantage qu’ils auront à recevoir ces deux équipes, favorites au titre.
C’est d’ailleurs bien sur sa réussite à domicile que Liverpool a basé sa saison, eux qui restent encore largement perfectibles à l’extérieur (6 victoire, 4 nuls, 4 défaites). Pour sûr, est-il utile de préciser que lors de la 30ème journée, dans douze jours, Liverpool se rendra à Old Trafford pour y défier vous savez qui… Le match aller (lors de la 3ème journée) s’était soldé par une victoire de la bande à Suarez (1-0, à Anfield). Nul doute que Manchester aura à cœur de vaincre son rival pour l’empêcher de continuer à rêver au titre.

 

Il faudra encore patienter deux mois et demi avant de savoir si oui ou non Liverpool décrochera son dix-neuvième titre de champion. Dans tous les cas, celui-ci, en intervenant l’année même suivant le départ du légendaire Sir Alex revêtirai une saveur toute particulière et serait un clin d’oeil plein de malice à l’histoire de la rivalité de ces deux clubs. Un rivalité vieille de plus d’un demi-siècle et qui n’en a pas fini d’enflammer le Nord de l’Angleterre. Une histoire riche, et presque émouvante (Heysel, Crash de Munich) qui unit ces deux villes que tout oppose pourtant. To be continued…

 

K.B.

 

Crédit photo: The Telegraph


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