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Publié le 02 03 2014 | par Quentin Müller

Magique Johnson ?

Le soleil se couche sur sa peau de loup. Aujourd’hui 16h00, Adam Johnson a rendez-vous avec le destin. Le même qui l’avait poussé à signer à Manchester City en 2012, refusant les avances de Sir Alex Ferguson lui-même. Depuis, le tonitruant Anglais dit regretter avoir pris telle décision et espère bien prendre sa revanche contre des Citizens qui ne lui ont jamais fait vraiment confiance. Quoi de mieux pour lancer les hostilités d’une finale de League Cup déjà écrite ?

 

Joueur facile, pétri de talent et adulé à Middlesbrough, Adam Johnson n’a pas toujours su prendre les bonnes décision. Même si le Rosbeef n’a pas le quart de la folie de Mario Balotelli, son ancien coéquipier, il faut dire qu’Adam a aussi lui déconné quelque peu. On passera donc les détails de ses photos nues qu’il prit aux cotés de sa copine et qu’il diffusa sur le net… Cela n’empêcha pas d’ailleurs les deux Manchester de tenter de l’enrôler à l’hiver 2010. Ce sera finalement Manchester City qui en fera son étendard Anglais après avoir tapé dans à peu près toutes les nationalités. Contre un chèque de 8 M, Johnson fait le grand saut. Son passage du ventre mou de Championship au haut de tableau de l’élite ne luit pas peur. De même que son étiquette de remplaçant de Robinho, parti alors à Santos quelque jour avant son arrivée, ne l’émoustille point. Le garçon est serein. Ses premières apparitions sont tonitruantes et l’outsider Adam se fait peu à peu une place dans l’effectif de Mancini ainsi qu’en sélection où le natif de Sunderland truste 12 caps et marque 2 buts. Comme un symbole, le boy plante son premier but contre sa ville natale. Un amour de frappe enroulée dans la lucarne opposée d’un Gordon désabusé. Mais très vite, le technicien Italien préfère en faire un joker dans un système où les vrais ailiers n’ont pas vraiment leur place. C’est ainsi que Nasri et Silva lui sont toujours préféré.

 

Adam+Johnson+Blackburn+Rovers+v+Manchester+Ey44lS-O-B8l

Virtuose remplaçant à City

Johnson perd de sa magie

Le garçon trouve le temps long sur le banc et les années passent sans que le virtuose annoncé ne fasse d’étincelles dans la peau d’un titulaire. Fin 2011, Ses fréquentes belles rentrées lui permettent de signer une juteuse prolongation de contrat qui le lie aux Citizens jusqu’en juin 2016. Mais Jonhson se rend compte très vite de sa connerie et décide finalement de s’en aller faire des skills de dingue sur d’autres rectangles verts. Heureusement, ses 4 années de contrat restantes ne seront pas trop handicapante pour ses futurs prétendants, rassasiés par les immenses profits des droits télés. Jonno s’est en tout cas aujourd’hui rendu compte de son premier mauvais choix de carrière : « Quand City vous contacte, c’est difficile de refuser. Mais désormais, je déconseillerais aux jeunes joueurs anglais d’aller là-bas. On ne peut pas avoir autant de temps de jeu qu’on le souhaiterait, racontait-il, lucide, en octobre 2012. Vous pensez que vous allez jouer pour les champions, mais en réalité, vous ne jouez pas vraiment pour les champions, vous n’êtes qu’un membre de l’effectif. C’est complètement différent. Si c’était à refaire, je ne signerais probablement pas à City. » Liverpool et Tottenham se l’arrachent, mais Johnson prend à contre pied tout le Perfide Albion et signe à Sunderland où Martin O’Neill lui promet de lui laisser une place de choix sur le couloir droit pour que son ouaille puisse repiquer et enrouler. Mais Sunderland, jusque là treizième, dégringole et c’est Di Canio qui reprend l’affaire. On se dit alors qu’Adam nous refait du Johnson, sans le coup de rein magique. Englué dans le bas du classement, l’ailier Anglais n’est logiquement plus sélectionné par Roy Hodgson et devient plus que jamais irrégulier. De plus, sa relation avec le très excité Paolo Di Canio, se dégrade et ce dernier supporte mal les méthodes agressives et conflictuelles de son mentor. A Sunderland on est quelque peu déçu par l’enfant de la ville qui couta quand même pas moins de 12.5 M d’euros. Malgré de formidables coups d’éclats contre City, en guise de revanche, et un magnifique pion dans le derby contre Newcastle où coach Paolo salit son smoking d’une belle glissade rageuse, Johnson clôture une piètre saison à 5 buts et 5 passes dé en PL. Un bilan pas à la hauteur de son talent. Pas vraiment à l’aise avec son coach, ni vraiment trop apprécié par ses fans, les prestations s’en ressentent.

Adam+Johnson+Fulham+v+Sunderland+Premier+League+NK8LX4kO3Krl

Johnson au sommet de son art

Relancé par Poyet

Bis repetita en ce début de saison, où il passe ses matchs tel l’ombre de lui-même. Plus aussi efficace dans ses dribbles, jamais passeur, plus décisif. Mais le limogeage de Di Canio change alors la donne et Gustavo Poyet, qui voit en lui, le même joueur qu’il était étant jeune, le relance tout doucement. C’est alors que le sosie de Ian Curtis renait de ses cendres et retrouve le chemin des filets. Dans un match importantissime contre Fulham, pour le maintien, le gars claque un hat-trick (victoire 4-1) et y va de son petit but dans le derby contre Newcastle (victoire 3-0). Un retour au premier plan qui n’a rien d’un hasard selon Quedrue qui l’avait fréquenté du temps où ce dernier évoluait à Middlesbrough : « On ne peut pas avoir des saisons où on est toujours à fond. Personne ne fait ça. Bien sûr, il y a des hauts et des bas mais je pense que c’est passager. Avec la qualité qu’il a, il n’y a pas de problème. Sur un éclair, il peut te débloquer une situation. Il est parti de Manchester City, il fallait un club où il joue tous les matches. C’est un choix, il était nécessaire pour lui de partir pour jouer. Il aurait pu rester à Manchester où il était encore son contrat. Il faut qu’il joue pour peut-être rebondir. C’est plus dans optique là qu’il faut le voir » Adam n’a de toute manière pas envie d’imiter les déboires de son ancien coéquipier Stewart Downing, grand espoir du football Anglais, aujourd’hui remplaçants des remplaçants à West Ham. Avec ses 9 buts et 7 passes décisives, toutes compétitions confondues, Adam revient au premier plan au meilleur des moments. Roy Hodgson, coach de la sélection Anglaise, a en tout cas le choix ou non de prendre Jonno. Même si Andros Townsend a disparu de la circulation, Lennon, Oxlade Chamberlain et surtout Sterling, en grande forme avec Liverpool, sont sélectionnables et susceptibles de lui chiper la place. « Il a la tête sur les épaules. Il arrive à un tournant, avance Queudrue. C’est vrai que là, la saison d’après, il doit faire une bonne saison. Parce qu’on dit ‘il est jeune’ mais il avance aussi… Si l’année prochaine, il sort une grosse saison, ça lui ouvrira les portes de clubs plus prestigieux. » Cet après-midi, Johnson est prêt à franchir un palier aux côtés d’un coach qui lui fait confiance et en qui il a confiance. Un but en finale contre son ancienne équipe, qui ne lui a jamais véritablement accordé sa confiance, propulserait Jonhson vers une nouvelle dimension. Celle de la confirmation et d’un nouveau plan de carrière. Un truc à raviver la chanson que les fans Citizens hurlait quand leur héros violait les latéraux adverses de crochets et de passements de jambes chaloupés : « Oh Adam Johnson, tu es l’amour de ma vie. Oh Adam Johnson, je te laisserai même tirer ma femme. »

 

Q.M.

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A propos de l'auteur


Rédacteur en chef d'Onlyfootball.fr. Numéro 8 bourrin, amateur de belles sacoches et accessoirement de petites brunettes bretonnes aux yeux marrons.



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