LIVRES GARCIA

Publié le 23 02 2014 | par Théophile Lefebvre

Confessions d’un Néo-Romanista : L’autobiographie de Rudi Garcia (1/2)

L’autobiographie d’un des entraineurs les plus cotés du moment vient de paraître, on se devait de la lire. Et, bien entendu, de vous en faire un résumé ensuite.

 

On pourrait qualifier d’opportuniste la démarche de Rudi Garcia d’écrire ses mémoires à son apogée d’entraineur, au moment où sa popularité est la plus forte. Ce n’est pourtant pas le cas dans le sens où l’on ressent rapidement, après avoir entamé la lecture, le souhait de l’ex-entraineur lillois de se plonger dans son passé pour se concentrer au mieux sur son présent et se projeter vers le futur. Un retour aux sources nécessaire pour un « Sergent » Garcia que l’on comprend fier d’avoir atteint les sommets malgré les embuches, sans être « pistonné » comme il le sous entend à propos de ceux de la génération 98 par exemple. Car, en effet, le parcours de Garcia est tumultueux, si ce dernier reconnaît la part de chance qu’il a eu pour gravir les échelons, il témoigne surtout de sa force de caractère qui lui a permis de s’ouvrir des portes. Elevé dans un milieu imprégné de la culture foot, dans l’admiration de la grande équipe stéphanoise des années 70 et du joueur qu’était Michel Platini, il fait ses gammes dans la région parisienne avec Corbeil-Essonnes puis débarque au LOSC pour finir son parcours junior. En 1983, le club, alors en D2, lui offre sa première aventure professionnelle et surtout sa première émotion de joueur : un but face à Paris au Parc des Princes, le tout devant sa famille venue le voir. L’aventure nordiste se termine malheureusement mal pour le natif de Nemours, cantonné au banc, qui prend alors la direction de Caen. Là-bas il y découvre l’entraineur qu’aujourd’hui encore, il estime le plus : Robert Nouzaret. Au bout de ses 3 ans de contrat Garcia décide de ne pas prolonger l’aventure et part à Martigues. C’est malheureusement pour lui sa dernière étape de footballeur pro car il doit raccrocher les crampons à cause des blessures à répétition (dos et genou surtout). Rudi Garcia se retrouve alors en rade, à 28 ans, ne sachant pas de quoi son avenir sera fait. Voilà pour la partie Rudi le footeux.

 

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Rudi Garcia, petit col roulé, propre sur lui.

Après deux années à passer ses licences pour devenir entraineur, entrecoupées de piges comme commentateur, Garcia se lance dans le métier d’entraineur par le biais du club de son enfance, celui qu’entrainait son père : Corbeil-Essonnes. Il explique dans le livre qu’ainsi il est capable de vivre par procuration les joies du terrain. En DH il expérimente ses premiers principes d’entraineur et obtient sa première joie avec la montée en CFA 2. Mais l’homme dont le prénom fait référence à un célèbre cycliste allemand en veut plus. Et avec le concours de Robert Nouzaret dont il fait l’apologie des méthodes tout au long de l’ouvrage il obtient le poste de préparateur physique à Saint Etienne. Il ne connaît pas grand chose à la préparation physique mais pas grave, il vient d’intégrer le staff technique du club qu’il a toujours adulé. Une montée en L1 et une qualification pour l’Europe plus tard il se retrouve propulsé sur le banc de Saint-Etienne en plein hiver 2001. Mais pas seul, il doit en effet composer un binôme assez spécial avec Jean Guy Wallemme. Deux entraîneurs que tout oppose, là où le premier nommé aime le jeu tourné vers l’avant, le Nordiste préfère se la jouer défensive. L’histoire se finit mal et à l’été Garcia quitte le club. Et puis vient une histoire assez d’extraordinaire dont l’homme aux racines espagnoles nous fait part dans son livre. Une anecdote inconnue du grand public. En 2001, Bernard Tapie cherche un nouvel entraineur pour succéder à Tomislav Ivic et Rudi Garcia fait partie de la short-list du dirigeant marseillais. Il va jusqu’à le rencontrer en tribune présidentielle lors d’un match OM-Lorient. Garcia se démène alors pour obtenir le poste et Tapie ne semble pas lui prêter totalement attention.

 

Ce dernier lui lâche finalement de manière expéditive : « Reviens demain soir qu’on fixe les termes de ton engagement. »

 

Le lendemain, Garcia, rentré chez lui reçoit un appel d’Avi Assouly, journaliste à Radio Bleu Provence et aussi rédacteur pour le journal officiel de l’OM. Assouly lui annonce dans la précipitation que Bernard Tapie l’a bien choisi comme entraineur et qu’il peut dès lors faire le chemin jusqu’à Marseille ! Quelques heures plus tard, quasiment arrivé à Marseille, Garcia reçoit un nouvel appel du même homme, embêté : « Finalement Tapie a décidé de prendre quelqu’un d’autre, ça sera Albert Emon, tu peux rebrousser chemin, on ne te veut plus ici. » Garcia se retrouve sonné sur le bord de l’autoroute. Un rude épisode dont il ne garde pas un gout amer mais qui lui fait aujourd’hui s’interroger sur comment aurait été sa carrière d’entraineur s’il avait bien signé à l’OM ce soir là.

 

A suivre …

 

T.L


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A propos de l'auteur


Le Patrick Kluivert de la rédaction.



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