Bundesliga 5_2

Publié le 21 09 2014 | par admin

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Exil football ou un zoom sur Jonathan Schmid.

Jonathan Schmid, ce nom vous dis rien ? Et pourtant il fait parlé de lui de l’autre coté du Rhin. Et oui c’est pas un sale gosse de cité qui collabore avec le Qatar tout en finançant les milices takfiristes en Syrie grâce à la chaîne de restaurant kebab qu’il possède en Europe. Jonathan Schmid est en dehors du courant « mainstream », des clichés du footballeur moderne.

 

 

Un parcours atypique

Ce joueur de 22 ans originaire de Strasbourg et qui réussit en Bundesliga, la première division du championnat d’un pays voisin ethniquement frère de la France nous rappel qu’il y a quelque chose à l’est et du beau jeu ; la dernière finale de Champions League entièrement allemande n’est qu’un fait qui a tardé avant d’acter cette vérité. Dans notre ethnocentrisme parisien tourné vers le « foot du sud » et depuis quelques années maintenant grâce aux frenchies puis à « canal + » vers la perfide Albion ( coucou Stéphane Guy) on oublie souvent l’Est, pas l’Allemagne, mais l’Est de la France. C’est vrai ! Que connaît la majorité des français de l’Est de la France ? Le froid, la choucroute. Le foot ? Sûrement pas, leur foot n’est pas vendeur, il stimule pas assez la libido inconsciente sous le diktat de certains standards qui nous poussent à aimer et donc à consommer. Il est vrai que le club Strasbourgeois a connu une chute dantesque au bas fond des classement jusqu’à trouver un statut amateur et être racheté pour un euro symbolique, mais il reste les joueurs, la matière première qui est triée dès son plus jeune âge et J.Schmid n’est pas passé à travers les mailles du filet, il a été refoulé.

 

Mais pas névrosé, il erra alors dans des club de la région strasbourgeoise mais il finit par franchir la frontière – tant pis pour l’Alsace-Lorraine – pour rejoindre le Rubin Offenburg où il intègre l’équipe de moins de 19 ans.

Il fut repéré à l’occasion d’un quart de finale de coupe d’Allemagne contre Fribourg par l’entraîneur d’alors des moins de 19 ans du SCF Christian Streich : contrôle, mystification, frappe, but lucarne. Vous devez vous dire que c’est qu’on pourrait voir à n’importe quel niveau, action classique, mais si il fut remarquer en extrayant un « Ooh !! » de la bouche de l’entraîneur de l’équipe adverse (canal +), c’est que la vitesse d’exécution devait être comme pour tout potentiel-pro plus élevée que celle de la masse de licenciés. Un geste robotique diront les plus malins mais loin d’être évident à exécuter à cette vitesse. Le SCF le contact et le milieu offensif – oui peu importe qu’il joue à gauche ou à droite, pour l’instant il est milieu et offensif, du pragmatisme par Saturne – est l’incorpore

au centre de formation, où il reste une saison (2008-2009), le temps de remporter la Coupe dans la catégorie Juniors. Jonathan Schmid a ensuite intégré la réserve (D4), où il est resté jusqu’en novembre 2011. Puis Streich décide de lui donner sa chance pour la saison 2011-2012, ou il reste remplaçant et donc discret (1 but marqué) mais aide néanmoins le club à se maintenir en D1. C’est cette année que le français a explosé ; à l’heure actuel il a 13 but à son actif, 11 en Bundesliga et 3 passes décisives ;le milieu latéral droit français n’est pas étranger au succès du SCF cette saison, en lutte pour le maintien il y a encore 1 an.

 

Le rouage d’une équipe

 

Mais le plus frappant chez Johnatan Schmit c’est son placement, ses efforts pour récupérer le ballon, le tout chapeauté d’une sérénité qu’il doit à sa technique non pas exceptionnelle mais grandement suffisante au niveau professionnel où l’on extermine les gris gris, les dribbles vers l’arrière si vous préférez. Une grande partie de ces buts viennent de son flair, son instinct dont il faut preuve au fil des matchs ; des buts « Inzaghièsque », oui je pèse mes mots et vous invite à le youtubiser. Cela démontre une grande intelligence du joueur – il est milieu droit je rappel avec 13 but à son actif cette saison – une intelligence pro-active, une manière de dire qu’il adapte son comportement, son jeu, aux configurations du match. Tantôt à droite pour centrer, tantôt à gauche pour repiquer dans l’axe, frapper, passer ou crocheter ; en cas de perte de balle il participe au double rideau et ses 33 matches sur 34 cette saison dont 27 qu’il a joué entièrement sont là pour témoigner de l’importance qu’il a pris, il est un organe dans ce corps, un organe tant pour attaquer que pour défendre car une équipe ambitieuse défend à 11 et attaque à 11. Évidemment on ne peut s’empêcher de le comparer à Ribéry tant il s’est bien adapté comme ce-dernier au exigence du foot à l’allemande où le physique, l’endurance et la puissance sont primordiaux – il y aurait de quoi remplir un château d’eau d’acide lactique — mais Francky est dans un autre style, avec un centre de gravité plus bas, un agilité et une explosivité bien plus prononcées même si il a marqué moins de but que Jonathan cette saison. Et que dire du coup franc marqué contre le Werder, un enroulé du droit en pleine lucarne où la balle a tracé une courbe parabolique qui échappa au gants du gardien dans les 2 derniers mètre avant de franchir la ligne.

 

Il n’y a aucun doute le centre de formation strasbourgeois et autres détecteurs français sont passés à coté d’une pépite, d’or ou d’argent, peu importe elle valait le coup vous dira Streich. Le problème du foot de français est de miser sur le physique, la fameuse bataille « des duels » mais n’est ce pas une vision bornées du football ? On joue à 11 contre 11 et non à 1 contre 1, certes il s’agit de gagner des duels et des dizaines dans un match, mais les duel ne sont qu’une part du match ; il s’agit aussi d’anticiper l’adversaire mais également les besoins des coéquipiers et faire donc preuve d’intelligence. Duel et intelligence sont incommensurablement nécessaires et plus une équipe est performante plus l’articulation des deux éléments est subtil et implexe. Mais au regard des choix stratégiques des praticiens du foot français il semble qu’on en privilégie un au détriment de l’autre. Et le plus ironique dans cela est qu’on ne pourra pas dire qu’il est parti pour l’argent car le « Franzose » comme l’appellent les boches – c’est de bonne guerre – se tape encore 140 km pour aller s’entraîner car il habite toujours à Strasbourg. Exil Football.

 

 

 

 

 

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